L’indigne retour en arrière
Le SNEP-FSU dénonce la décision du CIO de rétablir les tests génétiques censés prouver la « féminité » des athlètes pour les JOP de Los Angeles de 2028.
« L’admissibilité à toute épreuve féminine des Jeux olympiques est désormais réservée aux personnes de sexe biologique féminin », non-porteuses du gène SRY, a détaillé l’instance olympique dans un communiqué, après un vote « unanime » de sa commission exécutive. Le CIO va ainsi à l’encontre des données scientifiques qui s’accordent pour affirmer qu’il n’est démontré aucun « éventuel avantage de performance sportive » chez les athlètes porteuses du gêne, et qui établissent que les résultats peuvent être liés y compris à des variations génétiques. Ces tests vont renforcer des pratiques d’exclusion, notamment envers les personnes trans et intersexes.
Les normes conservatrices, font toujours peser un doute sur les femmes qui seraient « trop » musclées. Leur légitimité à participer aux épreuves féminines est souvent contestée. Pourtant, « Le sport cherche le hors norme et les caractéristiques exceptionnelles chez les hommes. Mais chez les femmes, ça dérange »1.
Le SNEP FSU s’insurge contre cette décision profondément discriminatoire, qui entretient et renforce les rapports de domination sur les femmes et impose une vision ultra-réactionnaire et masculiniste des rapports humains, en instaurant une « police du genre ». Si ces tests sont interdits en France par les lois bioéthiques et le code civil, ils sont aussi une grave atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité humaine.
Le SNEP FSU, engagé dans la lutte contre toutes les politiques réactionnaires, s’oppose à un glissement ultraconservateur des instances sportives et condamne cette décision. Il appelle la communauté sportive à faire pression sur le CIO pour qu’il revienne sur sa décision.
Communiqué de presse SNEP-FSU, le 10 avril 2026
VAL D’OISE