On ne touche pas au 1ᵉʳ mai chômé !
- Après nous avoir volé 2 ans de vie avec la réforme des retraites,
- Après avoir tenté de voler au monde du travail deux jours fériés,
toujours plus loin, ils veulent maintenant nous voler le 1er mai !
Ce vendredi, les députés macronistes, LR et RN ont organisé un coup de force inacceptable contre le monde du travail. Pour passer en force leur loi sur le 1er mai, ils ont fait un 49-3 parlementaire en votant une motion de rejet pour annuler les 170 amendements déposés. Ainsi, la loi pourrait être adoptée dès la semaine prochaine sans avoir été débattue par l’assemblée !
Ce passage en force est inacceptable.
Voici ce qu’en dit la LCP, La Chaîne Parlementaire, notamment au niveau de la méthode :
Les députés du parti présidentiel ont fait adopter, ce vendredi 10 avril, une motion de rejet pour contrer « l’obstruction parlementaire » de la gauche sur la proposition de loi visant à favoriser l’ouverture de certains commerces, comme les boulangeries et les fleuristes, le 1er mai. Une manière d’accélérer le processus législatif, afin d’aboutir à une adoption définitive du texte dès la semaine prochaine.
La motion de rejet a été adoptée (120 pour et 105 contre), grâce aux voix du bloc central (à l’exception des élus Les Démocrates), de la droite et de l’extrême droite.
La gauche s’y est opposée (le détail du scrutin est ici). La proposition de loi va donc désormais être envoyée en Commission Mixte Paritaire.
Cette CMP – qui réunira sept députés et sept sénateurs – aura lieu mardi prochain, le 14 avril. Et l’accord qui devrait en sortir sera soumis dès le lendemain à l’Assemblée nationale, puis le jeudi au Sénat, en vue d’une adoption définitive du texte.
Le 1er mai n’est pas un jour comme les autres. C’est le seul jour férié obligatoirement chômé et payé dans notre pays, un symbole historique des luttes des travailleurs et des travailleuses.
Cette proposition de loi vise aujourd’hui à banaliser le travail ce jour-là, en l’ouvrant largement au commerce, à l’agroalimentaire et à de nombreux secteurs, au bénéfice des grandes enseignes et au détriment de millions de salarié·e.s.
Et derrière les promesses, il y a la réalité du travail :
– Le “volontariat” ? On connaît déjà avec le travail du dimanche. Dans les faits, il est souvent contraint.
– Et cette loi ne concerne pas que « quelques artisans » : elle ouvre le 1er mai à la grande distribution et aux grandes enseignes, Carrefour, Auchan, Interflora, Fnac… ce sont plus de 1,4 million de salarié·es qui seraient directement impactés.
C’est l’engrenage : mise en concurrence des salarié·es aujourd’hui, banalisation du travail le 1er mai demain.
Nous refusons ce hold up. Nous demandons solennellement au gouvernement de ne pas réunir la commission mixte paritaire et de renoncer à ce texte.
Le 1er mai est un droit.
Nous ne laisserons pas faire !
https://www.change.org/p/non-au-passage-en-force-sur-le-1er-mai
VAL D’OISE
