🚸 La France parmi les plus mauvais élèves de l’OCDE. La raison ? Un sous-investissement chronique dans le premier degré. Et ce n’est pas nous qui le disons, c’est la recherche scientifique : Julien Grenet (CNRS) en explique les conséquences.

Des classes moins chargées, ça permettrait quoi ?

 

Julien Grenet, directeur de recherche au CNRS en sciences économiques, est intervenu lors d’un webinaire le mardi 13 janvier.

Ce temps d’échange a permis d’analyser les choix budgétaires actuels pour l’école et d’explorer les alternatives possibles.

Dans un contexte de baisse démographique, l’école est aujourd’hui menacée par une logique comptable qui considère cette évolution comme une opportunité de suppressions massives de postes et d’économies. Une vision portée par des politiques néolibérales, à laquelle la FSU-SNUipp s’oppose fermement.

La baisse du nombre d’élèves doit au contraire être un levier pour améliorer l’école publique :

-réduire les effectifs par classe,

-renforcer l’accompagnement des élèves,

-améliorer les conditions de travail des personnels et lutter plus efficacement contre les inégalités scolaires.

 

Qui est Julien Grenet ?

Ancien élève de l’École normale supérieure, Julien Grenet est docteur en sciences économiques (EHESS). Ses travaux, consacrés à l’évaluation des politiques éducatives en France, ont été récompensés par le prix de thèse de l’Association française de sciences économiques. Après un postdoctorat à la London School of Economics, il a rejoint l’École d’économie de Paris et le CNRS. Ses recherches portent notamment sur la carte scolaire, les politiques de choix scolaire et l’évaluation des aides financières aux étudiant·es.