Suppressions d’emplois : inacceptable !

Dans le 1er et le 2d degré à la prochaine rentrée, il y aura bien 3 256 suppressions d’emplois de professeurs !

Avec pour conséquences : suppressions de postes, fermetures de classes, d’écoles, diminution de l’offre de formation qui vont mettre à mal le service public d’Éducation et accentuer les inégalités.

La France a les classes les plus chargées d’Europe, dans le 1er comme dans le 2d degré. La taille des classes influence particulièrement l’acquisition des connaissances, en particulier chez les élèves défavorisés. En actant des suppressions d’emplois, le gouvernement tourne le dos aux impératifs sociaux et éducatifs, voire démocratiques, qui s’imposent.

Dans le premier degré public, ce sont 1 891 postes qui vont être supprimés. Ajoutés aux postes redéployés par les DSDEN pour alimenter les PAS, le nombre de fermetures de classes s’annonce colossal et sans précédent.
Dans le 2d degré public, ce sont 1 365 emplois de professeurs qui vont être supprimés. Depuis 2018, 10 230 emplois ont été supprimés.

Vies scolaires, AESH, PsyEn, personnels sociaux et de santé : le compte n’y est pas

Ce budget ne prévoit aucune création d’emplois de CPE ni d’AED, alors que les enjeux de climat scolaire sont tristement évidents. L’Éducation nationale manque de tout : de professeurs et d’AESH puisque 48 726 élèves en situation de handicap sont sans solution d’accompagnement, et toujours aucune information sur la répartition des moyens en emplois d’infirmières, d’assistantes sociales, et de Psy-EN.

La création de 1 700 emplois d’AESH restera en partie lettre morte tant qu’un statut pour les AESH n’aura pas été créé, pour les sortir de la précarité.

La sous-administration continue

Après les suppressions massives d’emplois administratifs, la sous-administration chronique de l’Éducation nationale va perdurer et avec elle des conditions de travail dégradées pour les personnels administratifs.

Aucune revalorisation

Le projet de budget prévoit encore de geler le point d’indice, et aucune mesure de revalorisation
catégorielle ne semble envisagée pérennisant un déclassement salarial, et donc social, de nos professions.
Les discussions sur la création d’un corps de fonctionnaires de catégorie B doivent aboutir rapidement : les AESH ne peuvent plus attendre.

Dans l’action dès maintenant !

Sans attendre la fin des vacances zonées, nos organisations FSU, UNSA Éducation, CFDT
Éducation Formation et Recherche publiques, CGT Educ’action, SNALC et SUD Éducation, appellent à la mobilisation de la communauté éducative :
– refus de ces dotations inacceptables (exprimé en CA et toutes instances)
– rassemblements, manifestations et grèves aussi organisés partout où les personnels le décideront localement comme le 17 février à Paris (13h place de la Sorbonne).

Nos organisations se reverront la première semaine de mars pour faire le point sur les actions locales
et réfléchir à une mobilisation plus ample dans le mois de mars