Dans le Café pédagogique :

Au lendemain du CSA ministériel et des premières annonces sur les suppressions de postes, le ministère a revu ses tableaux Excel et ce sont finalement 1891 suppressions de postes dans le Premier degré et 1365 dans le Second degré. Mais « c’est toujours trop ! » pour les organisations syndicales et les personnels qui commencent à avoir les retombées académiques des suppressions.

La semaine a commencé avec la lettre aux professeurs et s’achève avec les suppressions de moyens et de postes. Si le chiffre des suppressions a été revu à la baisse, et 776 postes « sauvés », les syndicats y voient un mieux mais aucun satisfecit. Ce sont donc 3256 postes de titulaires supprimés, conformément au projet de loi de finances 2026, soumis au vote.

C’est un « grand cafouillage » pour le Snes-FSU, pour qui « les élèves et les personnels paient les pots cassés des incertitudes d’une réforme, celle des concours, menée dans la plus grande précipitation ».

La traduction des priorités ministérielles en moyens n’est pas au rendez-vous. Où sont les créations d’emplois en enseignants, CPE, PsyEN, AED, AESH, Rased demandent les syndicats. L’inclusion sans moyens est particulièrement pointée.

La baisse démographique est un levier pour améliorer les conditions d’apprentissages et de travail dans les établissements publics. C’est ce que répètent personnels, syndicats, familles et chercheurs de façon unanime.

Suppression de postes : mise à jour des tableaux Excel du Ministère

« Le premier Ministre avait mentionné la création de 2 000 postes supplémentaires pour l’Éducation nationale dans ses derniers ajustements sur le budget, mais il a menti. Aucune rallonge ne va permettre de revenir sur les 4 000 suppressions de postes d’enseignant·es ! », souligne le FSU-SNUipp.

« Cette séquence s’est accompagnée de deux jours d’improvisation sur les chiffres. C’est la conséquence de l’absence de communication officielle du ministère qui, en se retranchant derrière l’absence de budget, évite d’affronter les effets de l’annonce de cette saignée pour l’Education nationale. Dans ce contexte, ce sont 1 891 postes qui vont être supprimés dans le primaire à la rentrée », indique le syndicat dans un communiqué du 29 janvier.

 

Au total, dans l’Education nationale, ce sont 3256 postes de titulaires qui seront supprimés, conformément au projet de loi de finances 2026, soumis au vote.

« Dans les jours qui viennent, la réalité va s’imposer dans les départements, avec des mesures de carte scolaire qui vont dégrader partout le service public d’éducation. Cette année, ce sont déjà plus de 2 000 classes qui ont été fermées. Autant dire qu’en l’état, la rentrée scolaire 2026 va être catastrophique !  »

Rentrée 2026 : « Deux jours d’improvisation sur les chiffres » (FSU-SNUipp)