Menaces sur les Associations Éducatives Complémentaires de l’Enseignement

Rendez vous au salon de l’éducation le samedi 29 novembre
lundi 17 novembre 2008
par  Webmestre FSU-95
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Les Associations Éducatives Complémentaires de l’Enseignement Public, agréées par le Ministère de l’Éducation nationale, œuvrent, sur tous les territoires, au plus près des citoyens, aux côtés des enseignants, des parents, des élus, dans le champ scolaire et périscolaire, dans la logique du développement et du rayonnement de l’École publique. Elles en défendent les valeurs et visent à promouvoir le service public d’éducation dont elles sont des partenaires importants.

Leurs activités dans le Val d’Oise, bénéficient à des dizaines de milliers de jeunes et s’inscrivent dans les apprentissages éducatifs et scolaires nécessaires à chacun d’entre eux :

- 150 associations scolaires fédérées par l’USEP qui permettent aux élèves du 1er degré de pratiquer la citoyenneté en réalisant des projets collectifs

- 418 lecteurs bénévoles formés et organisés, qui interviennent dans 120 établissements scolaires du département dans le cadre de l’opération Lire et Faire Lire

- Près d’un millier de jeunes qui chaque année sont formés (BAFA/BAFD) et employés par nos organisations pour encadrer les centres de loisirs ou les centre de vacances d’enfants et de jeunes.

- 40 745 journées vacances organisées en 2008 pour les habitants du Val d’Oise qui ont permis notamment le départ pour la première fois en vacances de 155 familles cofinancées par la CAF.

- 118 000 journées de classes de découvertes ou de sorties scolaires proposées aux élèves du Val d’Oise

- 3000 personnes participantes aux différentes manifestations visant à lutter contre le racisme et toutes les formes de discrimination

- 3 conseils municipaux de jeunes, mis en place dans le Val d’Oise grâce à l’accompagnement réalisé par nos fédérations d’associations.

- 24 établissements du secondaires investis par nos formateurs qui préparent les délégués d’élèves à rendre efficace l’exercice de leur mandat.

- Des centaines d’heures de réunions et de réflexion collective avec les élus, les parents et les enseignants du Val d’Oise pour mettre en cohérences tous ces acteurs éducatifs dans le cadre de Programme de Réussite Éducative, de Projets Éducatifs Locaux ou de Contrat Temps Libre

- Gestion et coordination de trois atelier-relais à Garges, Villiers-le-Bel et Sarcelles qui visent à réinsérer dans le système éducatif public les collégiens en situation d’échec scolaire.

- Animation et coordination des 12 associations « Juniors Associations » qui regroupent plus de 400 jeunes mineurs du département.

- Encadrement de 400 heures par semaines d’accompagnement scolaire pour les élèves du primaire et du secondaire en difficulté.

- Des dizaines de jeunes formés professionnellement aux métiers du sport et de l’animation éducative.

- Plus de 350 salariés (ETP) qui développent ces différentes activités.

Un avenir compromis.

L’Avenir des Associations Éducatives Complémentaires de l’Enseignement Public, et donc de leurs activités, est aujourd’hui gravement mis en péril par des décisions arbitraires et brutales du Ministre de l’Éducation nationale, alors même que la définition des Conventions Pluriannuelles sur Objectifs visait, à l’inverse, à apporter de la sécurité à leur financement.
En effet, en date du 6 octobre dernier, le Ministre de l’Éducation nationale a décidé unilatéralement, sans le moindre délai de prévenance, sans concertation préalable, de supprimer 25 % du financement des actions conventionnées par le Ministère, soit avec effet rétroactif une perte de plus de 80 000 € net de subventions sur les budgets 2008 de nos associations.

Une décision contraire à tous les engagements ministériels et Présidentiels

Cette décision du Ministre intervient bien tardivement en fin d’exercice, à une date où toutes les actions de l’année, et les charges financières correspondantes, sont engagées !
Elle est simplement motivée par un « gel budgétaire » au montant surprenant et disproportionné de 25 %, bien supérieur à la réalité des réserves budgétaires annoncées sur l’exercice 2008.
Elle est en contradiction avec l’engagement financier, sans réserve, notifié à ces mêmes Associations par le même Ministre en début d’année 2008.
Or, c’est sur cet engagement initial personnel très fort du Ministre que les Associations ont engagé les dépenses afférentes en exécution des missions couvertes par lesdites conventions précitées, dans le cadre de leur participation à des missions de service public.
Par ailleurs, toujours en date du 6 octobre, le Ministre de l’Éducation nationale a annoncé sa décision de ne pas reconduire, dès le 1er septembre 2009, l’aide qu’il nous octroyait à travers le financement de 10 enseignants détachés, répartis dans nos organisations associatives et qui occupaient des fonctions de direction et de développement , des activités de terrain présentées plus haut.
Ces annonces sont en totale contradiction avec les propos récents, tant du Ministre de l’Éducation nationale, que du Président de la République, sur l’apport irremplaçable des actions de nos Associations, le « travail exceptionnel que nous effectuons dans tous nos domaines d’activité ».

Des décision lourdes de conséquence pour les enfants et les jeunes du Val d’Oise et de France.

Par ces décisions, des milliers d’enfants et de jeunes seront privés de l’action éducative des associations agréées partenaires de l’École. Des milliers d’enseignants et autres professionnels de l’Éducation, les Parents, les Elus, se verront également privés du concours des associations éducatives complémentaires de l’Enseignement public.

Une politique de sape de l’éducation populaire.

Ces choix gouvernementaux vont bien au-delà d’une participation solidaire à un effort national de rigueur, que nous pouvons entendre.
Ils s’inscrivent dans une démarche politique surprenante, celle de programmer la disparition des mouvements d’Éducation populaire, ciment de citoyenneté et du « vivre ensemble » dans une République solidaire, en particulier dans les territoires sensibles, au plus près de ceux qui en ont le plus besoin.
Ce sont des centaines d’emplois, directs et induits, qui sont menacés, supprimés, à très court terme.
Les représentants nationaux des Associations Complémentaires de l’Enseignement Public ont officiellement demandé au Ministre de l’Éducation nationale une audience en vue d’étudier avec lui une solution permettant de porter remède aux très graves difficultés auxquelles nos Associations se trouvent ainsi confrontées du fait de ce revirement de dernière minute.

Pour défendre les associations complémentaires :
Rendez vous au
salon de l’éducation
le samedi 29 novembre




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