C.D.E.N. du 8 novembre 2010

mardi 23 novembre 2010
par  Webmestre FSU-95
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C.D.E.N. 95

Le CDEN(*) du Val d’Oise s’est réuni le 8 novembre pour faire le point sur les conditions de rentrée. Ce CDEN a inclus aussi, contrairement à l’habitude et pour des questions de délais, la présentation par le Conseil Général de son budget pour les collèges (que nous n’avons pas voté). Cette question est habituellement l’objet d’un CDEN séparé. Une habitude en revanche semble être prise : l’absence du préfet, pourtant sensé présider la réunion. Mais quand l’État se désengage chaque jour un peu plus du Service Public, comment son représentant pourrait-il faire autrement ?

La déclaration des représentants FSU (SNES, SNUIPP, SNEP) peut être consultée en p-j et sur le site du SNES 95. Ci-après, leur analyse :

L’ANALYSE DU SNES ET DE LA FSU 95 :

Le budget des collèges est marqué cette année par plusieurs éléments : Une légère baisse alors qu’un nouveau collège a ouvert ses portes à la rentrée à Deuil-la-Barre, les crédits pédagogiques stagnent, ce qui revient à une baisse en euros constants, le maintien de la politique du Conseil Général d’investissement dans les établissements numériques, dans le dispositif Rest’O collège et dans l’accompagnement éducatif.
Par ailleurs, les décisions prises en matière de sectorisation scolaire à Montigny-les-Cormeilles visent avant tout à favoriser la mixité sociale. Nous nous félicitons de certains choix faits en matière de restauration scolaire, de sectorisation scolaire – même si les décisions du Conseil Général en la matière sont en partie oblitérées par l’actuelle politique gouvernementale d’allégement de la carte scolaire.
En revanche la numérisation des collèges et la prise en charge d’une partie des activités scolaires par le Conseil Général ne va pas sans susciter interrogations et craintes. D’une part parce que la numérisation participe de la transformation de nos pratiques, d’une immixtion du Conseil Général dans l’acte pédagogique et de ce fait d’un remise en cause, de manière insidieuse, de notre liberté pédagogique. D’autre part parce que l’arrivée des collectivités territoriales dans le champ pédagogique pourrait bien préfigurer un transfert des personnels enseignants du second degré aux collectivités territoriales, où les statuts sont différents et le paritarisme absent de la gestion des carrières. La territorialisation de nos moyens, de nos missions et de nos statuts apparaissent à beaucoup de responsables politiques de droite comme de gauche comme une façon d’accentuer la tutelle du politique sur l’école. Nous appelons donc les collègues à être très vigilants quant à la présentation de ces nouveaux outils qui ne sont pas seulement des TNI dans les salles de classe mais aussi un moyen pour permettre aux chefs d’établissements par l’intermédiaire de l’Espace Numérique de Travail (ENT) de transformer notre métier, d’individualiser nos carrières et de remettre en cause nos statuts.

François Martin, Christophe Lucas

(*) définition rapide du CDEN dans notre nouvelle rubrique "Qu’est-ce que c’est ?"


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